mercredi 13 décembre 2017

Winter Road - Jeff Lemire

Résumé : Pimitamon, petite ville canadienne au nord de l’Ontario. Derek, ancien joueur de hockey sur glace, vit là entre dépression, alcoolisme et bagarres. Sa vie s’est brisée quelques années auparavant quand un brutal incident l’a contraint à arrêter net sa carrière. Pour gagner sa vie, il a repris le restaurant de sa mère, décédée. Il n’attend plus rien des jours qui passent jusqu’à ce que sa sœur lui revienne, fuyant la violence conjugale, la drogue et la vie de misère dans les rues de Toronto. Ensemble, pour échapper à la spirale infernale de l’ennui et de la pauvreté, ils partent vivre en forêt, renouant avec leurs origines indiennes, et se débattant encore contre de farouches démons…


Jeff Lemire est un de mes bédéiste canadiens (hors Québec) favoris. De sa bibliographie, j'ai d'abord lu Essex County que j'ai bien aimé. Ensuite, j'ai lu Jack Joseph soudeur sous-marin que j'ai préféré à Essex County. Winter Road est mon troisième titre de Jeff Lemire et je crois qu'il est mon préféré jusqu'à maintenant. Le plus beau dans tout ça : Jeff Lemire est très productif, j'ai plein de belles BD de lui à découvrir encore !

Au départ, l'ambiance n'est pas à la fête dans Winter Road. Derek est un ancien joueur de hockey originaire de l'Ontario (tout comme l'auteur) qui a vu sa carrière se terminer suite à une altercation violente sur la patinoire lors d'une partie. Depuis l'enfance, sa vie n'est pas aussi heureuse que ses partisans auraient pu le croire. Depuis qu'il ne joue plus, il est alcoolique et dépressif. Sa vie change lorsque sa soeur réapparaît à Pimitamon, la ville de leur enfance, droguée et fuyant un conjoint violent.

Derek n'est pas un personnage qui plait aux premiers abords, il faut lui laisser une chance de se faire valoir. Les thèmes ne sont peut-être pas très positifs non plus mais rassurez-vous, il y a de l'espoir. Cette BD se lit comme un thriller, elle est réaliste mais enlevante. Les dessins servent tout à fait le propos, ils ni propres ni doux, au contraire ! Les couleurs évoquent bien le froid et les décors enneigés.

J'ai adoré cette BD que j'ai lue d'une traite ! Son seul défaut : la traduction est définitivement trop française. Dire "avec sa crosse" quand on parle d'un bâton de hockey, ça ne juste marche pas !

D'autres albums de Jeff Lemire sur mon blogue : Essex County et Jack Joseph soudeur sous-marin
Winter Road - Jeff Lemire
Éditions Futuropolis 2016
280 pages

vendredi 8 décembre 2017

Ça sent la coupe, l'adaptation

Ça sent la coupe est l'adaptation, parue l'hiver dernier, du roman éponyme de l'auteur Matthieu Simard. Je l'ai lu il y a 8 ans. Si je ne me souvenais pas de tout, je me souvenais tout de même avoir adoré ce roman. Je l'avais prêté à plusieurs personnes et chacune d'elles en avait dit du bien. Il est question de hockey (sport que j'aime bien) mais surtout de relations de couple et de belles amitiés. L'auteur avait une écriture vivante et humoristique qui m'avait plu. Je m'attendais à ce qu'il en soit de même dans le film. Malheureusement, il n'est ni drôle ni bien "vivant". Je l'ai trouvé ennuyant et terne. Je m'attendais à quelques répliques punchées et à un esprit de camaraderie plus intense entre les gars. On a probablement voulu que le ton soit sensible, intime, mais ça ne fonctionne pas...

L'histoire est principalement celle d'une rupture amoureuse douloureuse pour un trentenaire fan de hockey. À mi-chemin entre la comédie dramatique et la comédie romantique, Ça sent la coupe a le mérite de nous livrer le point de vue de l'homme. Nous sommes rarement de ce côté de la médaille dans ce type de film.

Louis-José Houde n'a rien à se reprocher non plus, il joue bien son rôle. La distribution au grand complet a fait un bon travail, la déception n'est pas à ce niveau. Car oui, pour moi, l'adaptation est une déception. Je sais déjà qu'il sera bien vite oublié. Je vous conseille la lecture du roman qui est excellent par contre... si ce n'est pas déjà fait !

jeudi 30 novembre 2017

Le jeu de la musique - Stéfanie Clermont

Quatrième de couverture :

Un garçon se suicide dans un terrain vague d'Hochelaga-Maisonneuve où souvent il passait la journée étendu au soleil et la nuit à faire des feux. Il s'est levé un matin d'août et s'est pendu à un arbre. Des amis lui survivent. Ils portent sa mémoire et continuent à vivre, à lutter, à aimer, confrontant les amours du présent à ceux du souvenir. Ils racontent les erreurs, les amis perdus, les peurs, les quelques victoires et les explosions de révolte.Il y a les enfances isolées, les hommes violents, la dépression, les années d'humiliation, d'insatisfaction à trop travailler pour trop peu. Il y a les chicanes et les ruptures, entre amis, entre femmes. Mais il y a la vie qui surgit aux endroits les plus inattendus, l'amour encore, la beauté et l'espoir. Et il y a le jeu - le jeu des histoires, le jeu de la musique, et tous ces moments où nous sommes enfin réunis. Depuis l'enfance dans l'Ontario français jusqu'aux squats punks de Californie, en passant par le Montréal des années 2010 tel que vécu par un groupe d'amis composé de militants, de marginaux, de féministes, d'étudiants et de chômeurs qui rêvent d'écrire, Le jeu de la musique est un appel, une ode à la vie et à l'amitié, adressée à celles et à ceux qui ressentent toute la violence du monde, au point parfois d'avoir envie de mourir.


Cette lecture date du mois de septembre. J'aurais pu écrire ce billet bien avant mais je ne trouvais pas les mots justes. C'est une lecture que j'ai adoré sans toutefois pouvoir exprimer clairement ce qui m'a tant plu. C'est un livre fort, aux thèmes sombres, magnifiquement écrit.

Le jeu de la musique
est un roman par nouvelles (un peu comme Autour d'elle de Sophie Bienvenu). Les personnages principaux sont surtout de jeunes femmes qui ont en commun une amitié avec Vincent, le jeune homme qui s'est suicidé dans un terrain vague d'Hochelaga-Maisonneuve. Elles viennent d'Ottawa ou de Montréal et vivent de petits boulots dans des colocations plus ou moins harmonieuses. À travers des nouvelles parfois longues et parfois très courtes, nous les observons errer dans leur vie désillusionnée.

Stéfanie Clermont aborde ou, du moins, effleure plusieurs thèmes comme la dépression, l'alcoolisme, la violence conjugale, le deuil, l'amour et l'amitié. Rien de neuf. Mais c'est par sa construction et son écriture qu'elle se distingue particulièrement. J'ai beaucoup de mal à décrire son écriture. Si j'avais à le faire, je dirais qu'elle est précise, poétique et addictive. Je m'arrêterai ici car je me rends bien compte que je ne trouve toujours pas les bons mots. Ce serait préférable de le lire. Stéfanie Clermont sait trouver les mots, elle.

Le jeu de la musique - Stéfanie Clermont
Éditions Le Quartanier 2017
344 pages

jeudi 23 novembre 2017

Faire oeuvre utile : Quand l'art répare des vies - Émilie Perreault

Quatrième de couverture :

« Ton livre m’a sauvé la vie. » C’est ainsi qu’un jour, une jeune femme de 17 ans a abordé Anaïs Barbeau-Lavalette, l’auteure de La femme qui fuit (Marchand de feuilles). Dans Faire œuvre utile, la chroniqueuse culturelle Émilie Perreault a voulu raconter, en 20 rencontres fracassantes, comment la vie d’une personne peut être complètement transformée par une œuvre d’art. Comment le texte d’une chanson de Marc Hervieux a-t-il permis à une femme sans nouvelles de son mari pris en otage au Soudan de supporter l’insupportable ? Comment le spectacle de Louis-José Houde a-t-il inspiré une spectatrice quadraplégique à lutter, jusqu’au jour où elle s’est rendue en marchant jusqu’à la scène pour remercier l’humoriste ? Comment une pièce de théâtre de Robert Lepage a-t-elle aidé une fille à dire au revoir à son père mort dans une explosion sur l’autoroute 40 ?

Avec les témoignages de : Éric-Emmanuel Schmitt, Robert Lepage, Ingrid St-Pierre, Simon Boulerice, Mariana Mazza, Marc Séguin, Anaïs Barbeau-Lavalette, Samian, Daniel Thibault, Isabelle Pelletier, Biz; Keith Kouna, Louis-José Houde, Marc Hervieux, Denis Villeneuve, Margie Gillis, Marie-Mai, André Sauvé, Les Cowboys Fringants, Jean-Michel Blais et Kim Thúy.


Ce livre n'est ni un roman ni une bande dessinée, il m'arrive de lire autre chose. Je dois avouer que c'est grâce à l'émission de télévision Tout le monde en parle que j'ai eu envie de jeter un coup d'oeil à ce livre à la mise en page atypique.

Émilie Perreault a été réellement bouleversée par une pièce de théâtre d'Éric-Emmanuel Schmitt lorsqu'elle était adolescente. Elle prétend même qu'elle a changé sa vie et orienter sa carrière. En gravitant dans le milieu artistique, elle a entendu quelques témoignages qui allaient dans le même sens : des œuvres bien précises (chansons, livres, pièce de théâtre, peinture, etc.) ont changé des vies, elles les ont réparées. Elle s'est mise à la recherche de ces histoires pour les rassembler dans ce livre. Elle prouve que les artistes sont utiles, ils peuvent sauver des vies, les changer et les améliorer.

Faire oeuvre utile est le type de livre qu'on laisse traîner dans la maison et que l'on prend dès que l'on a cinq minutes pour lire une histoire. Elles font entre quatre et huit pages chacune. J'ai bien aimé. C'est très intéressant de voir l'influence que peut avoir une oeuvre d'art dans la vie d'une personne. Ma seule déception a été de réaliser que toutes les histoires les plus "fortes" ont été racontées en détail à l'émission Tout le monde en parle à Radio-Canada. Il y avait moins de surprises malheureusement.

Faire oeuvre utile - Émilie Perreault
Éditions Cardinal 2017
192 pages

samedi 18 novembre 2017

Manikanetish - Naomi Fontaine

Quatrième de couverture :

Une enseignante de français en poste sur une réserve indienne de la Côte-Nord raconte son univers, celui de ses élèves qui cherchent à se prendre en main. Autochtone, elle tentera tout pour les sauver du désespoir, même se lancer en théâtre avec eux. Dans ces voix, regards et paysages se détachent la lutte et l’espoir.

Innue, Naomi Fontaine a publié Kuessipan en 2011, roman qui a connu un véritable succès. Manikanetish est son deuxième roman.


Manikanetish, c'est le nom d'une école de la réserve Uashat sur la Côte-Nord près de Sept-Îles. En lisant quelques articles sur ce roman, j'ai vite compris que l'héroïne, c'était Noami Fontaine elle-même. Elle a exercé son métier d'enseignante pendant quelques années à Manikanetish. Immédiatement, je me suis sentie interpellée car je suis également enseignante. Elle a certainement inventé quelques éléments en commençant par son prénom (Yammie dans le texte et non Naomi) mais d'autres semblaient totalement vrais. Je ne dirais pas que c'était gagné d'avance... mais presque.

J'ai aimé tout de suite l'écriture de Naomi Fontaine. Elle est simple et touchante. L'auteure sait parler de ses élèves avec respect, naturel et beaucoup de sensibilité. Il n'y a ni jugement ni pitié. Le quotidien sur la réserve n'est pas simple. Les mères adolescentes sont majoritaires dans la classe. Les dépendances de toutes sortes sont nombreuses. Le racisme, lorsqu'ils sortent de la réserve, est bien présent. Les idées suicidaires en guettent plus d'un. Mais, même si les sujets sont parfois difficiles, il y a de l'espoir. Il est présent même avec les choses qu'elle ne peut changer

Manikanetish est un tout petit récit intime qui a résonné fort en moi. 

Manikanetish - Naomi Fontaine
Éditions Mémoire d'encrier 2017
150 pages

samedi 4 novembre 2017

La maison hantée - Shirley Jackson

Quatrième de couverture :

Construite par un riche industriel au XIXe siècle, Hill House est une monstruosité architecturale, labyrinthique et ténébreuse, qui n'est plus habitée par ses propriétaires. 

On la dit hantée. 

Fasciné par les phénomènes paranormaux, le docteur Montague veut mener une enquête et sélectionne des sujets susceptibles de réagir au surnaturel. 

C'est ainsi qu'Eleanor arrive à Hill House avec ses compagnons. 

L'expérience peut commencer, mais derrière les murs biscornus, les fantômes de la maison veillent et les cauchemars se profilent...


Mon mois d'octobre a été plus occupé que prévu. Je croyais pouvoir lire au moins deux romans pour le Défi de l'Halloween mais finalement, j'ai eu du mal à en terminer un seul à temps ! Voici donc l'unique roman qui a été lu pour le challenge (dans un billet en retard). Il s'agit d'un classique fantastique de Shirley Jackson écrit en 1959 et adapté au cinéma plus d'une fois que l'on qualifie de chef-d'oeuvre du genre.

Dans toute la région, on raconte que Hill House est hantée. Cette demeure désormais inhabitée attire le inévitablement Dr. Montague qui effectue des travaux sur les phénomènes paranormaux. Il désire s'y rendre avec quelques convives. Tout commence donc avec les invitations du Dr. Montague envoyées à trois jeunes gens pour diverses raisons. Eleanor et Theodora auraient des facultés de médium alors que Luke sera l'héritier de la maison au cours des prochaines années. Ils répondent tous présents pour vivre une expérience à Hill House.

L'ambiance angoissante d'un huis-clos est bien rendue et le malaise est présent. Par contre, Je m'attendais à plus de ce roman. Je m'attendais surtout à frissonner davantage. Aussi, le récit est très lent. J'apprécie la lenteur dans certains romans mais cette fois, j'aurais aimé plus de péripéties. Les personnages ne m'ont pas particulièrement intéressée non plus. Ils sont plutôt désagréables et antipathiques. 

Bref, sans être une déception, ce ne fût pas le grand moment de lecture auquel je m'attendais malheureusement. 

La maison hantée - Shirley Jackson
Éditions Rivages 2016
270 pages

vendredi 27 octobre 2017

1922... à l'écran

Les fans de Stephen King sont comblés cette année. Pas moins de 5 adaptations sont déjà sorties : The Mist (Brume), Gerald's game (Jessie), It (Ça), The Dark Tower (La tour sombre) et 1922. J'ai lu plusieurs romans du maître de l'horreur mais je n'ai pas lu le recueil de nouvelles Nuit noire, étoiles mortes dans lequel se retrouve 1922. L'histoire de 1922 m'était donc complètement inconnue. La voici donc :

En 1922, un homme planifie de tuer sa femme qui désire divorcer et vendre la terre que lui a légué son père pour vivre en ville. Puisqu'il ne possède qu'une infirme partie de leur ferme, il devra se résoudre à quitter la campagne lui-aussi si elle part. Refusant de partir, il manipule son propre fils et le convainc de commettre l'irréparable avec lui. Mais après le passage à l'acte, tout s’effondre petit à petit, son existence bascule dans l'angoisse et la paranoïa.

1922 est principalement un drame psychologique mais il fait frémir aussi à certains moments (particulièrement si vous avez la phobie des rats). Thomas Jane, l'acteur principal, me faisait déjà peur au début avec son regard et sa voix très grave. Il faut le regarder en V.O. absolument, le doublage ne fait vraiment pas le même effet. Et il excelle pendant tout le film ! Il joue à merveille cet homme troublé qui perd graduellement le contact avec la réalité.

Le scénario tient la route (évidemment, c'est Stephen King quand même!) mais je m'attendais à quelque chose de plus à la fin. Elle n'est pas décevante mais sachant que c'est l'adaptation d'une nouvelle, je m'attendais à une chute plus surprenante. Quoi qu'il en soit, c'est un bon film. C'est dit !

vendredi 20 octobre 2017

Websérie : Terreur 404


Terreur 404 est une websérie disponible gratuitement sur la plateforme tou.tv composée de 8 épisodes d'une dizaine de minutes chacun. C'est parfait pour une soirée d'Halloween entre amis : deux ou trois épisodes en début de soirée pour se mettre dans l'ambiance, quelques uns avant le dessert et les autres pour bien terminer la soirée. C'est plus convivial que de regarder un long film de deux heures durant lequel personne ne se parle, non ?


Chaque épisode est indépendant mais un fil conducteur les relis tous : la technologie. Les clins d'oeil sont nombreux : Facebook, AirBnB, Tinder, etc. Comme des nouvelles, elles ont toutes des chutes surprenantes aussi. Le réalisateur Sébastien Diaz s'est associé aux auteurs québécois Samuel Archibald et William S. Messier pour les scénarios. Archibald est connu pour avoir écrit Arvida et plusieurs autres livres comme la novella Quinze pour cent. C'est aussi lui qui est derrière le texte de la pièce de théâtre Saint-André-de-l'Épouvante que je suis allée voir au printemps dernier. Je n'ai pas encore lu William S. Messier mais j'ai noté quelques uns de ses titres dont Le Basketball et ses fondamentaux. Vous reconnaîtrez sans doute plusieurs acteurs et actrices aussi comme Catherine Brunet, Guy Nadon, Bianca Gervais, Martine Francke Julianne Côté, etc.

Bref, j'ai eu beaucoup de plaisir à regarder cette série originale. Elle n'est pas trop glauque mais juste assez effrayante. J'ai aimé l'humour noir aussi. Les webséries semblent souvent être de moins bonne qualité mais ce n'est pas le cas de Terreur 404. Mes épisodes préférés sont Ma première morte et La maison des amants. J'aimerais bien une deuxième saison tiens !

mercredi 18 octobre 2017

Paper Girls - Brian K Vaughan, Cliff Chiang, Matt Wilson & Jared K. Fletcher

 Résumé :

Au lendemain de la célèbre fête d'Halloween, la petite ville de Stony Stream, Ohio, s'éveille. C'est du moins le cas de Mac, KJ, Tiffany et Erin, quatre jeunes livreuses de journaux. La routine des tournées matinales est enclenchée, jusqu'au moment où leur itinéraire croise celui d'un groupe d'étranges individus encapuchonnés, violents et au langage inconnu ; et d'une mystérieuse machine dont tout semble indiquer qu'elle ne viendrait pas de la Terre... Une découverte qui pourrait bien changer leur vie à jamais.


J'attendais le mois d'octobre pour commencer cette série de bandes dessinées. L'histoire débute le jour de l'Halloween. C'est toujours plus facile de se mettre dans l'ambiance quand nous nous approchons réellement du 31 octobre. Paper Girls est une série de plusieurs tomes dont les 3 premiers sont traduits en français. On y suit quatre jeunes filles qui ont comme travail de distribuer à l'aube des journaux directement aux maisons. Le matin du 1er novembre 1988, leur vie changera à jamais lorsqu'elles font plusieurs découvertes étranges.

Paper Girls rappelle inévitablement la série Stranger Things. Ça se déroule à la même époque et les quatre jeunes filles qui se déplacent à vélo font penser les quatre garçons de la série. Les bandes de jeunes ont la cote en ce moment dans le monde horrifique de même que les années 80. En écrivant ces lignes, je pense également à la nouvelle adaptation de IT (Ça) de Stephen King qui est présentement dans les cinémas. D'ailleurs, le découpage de Paper Girls est très cinématographique.

J'ai beaucoup aimé le début, l'ambiance est superbe. J'ai également aimé le dernier tiers de l'album, on nous laisse sur un cliffhanger qui nous donne inévitablement le goût de lire la suite. Le tiers du milieu m'a paru plus brouillon. Les manifestations fantastiques sont nombreuses et il y a plusieurs éléments que je n'ai pas saisis. J'espère que le deuxième tome m'éclairera...



Paper Girls - Brian K Vaughan, Cliff Chiang, Matt Wilson & Jared K. Fletcher
Éditions Urban Comics 2016
160 pages

dimanche 8 octobre 2017

Halloween 2017

Comme c'est la tradition depuis maintenant 3 ans, je suis allée, avec une belle gang de braves, visiter le Village Hanté à Drummondville vendredi dernier. Il a l'avantage d'être situé à moins d'une heure de route de chez moi et il nous met toujours dans l'ambiance de l'Halloween. 

J'en profite également pour lancer mon Challenge Halloween 2017 organisé par Lou et Hilde chaque année. C'est une autre belle tradition qui perdure ! Je ne pourrai me joindre à toutes leurs activités mais je promets de parler d'au moins une BD, un roman (que je viens d'entamer), un film et d'une série d'ici l'Halloween. Pour le reste, nous verrons bien !