dimanche 23 juillet 2017

Au fond de l'eau - Paula Hawkins


Quatrième de couverture :

Une semaine avant sa mort, Nel a appelé sa sœur, Julia. Qui n’a pas voulu lui répondre. Alors que le corps de Nel vient d’être retrouvé dans la rivière qui traverse Beckford, Julia est effrayée à l’idée de revenir sur les lieux de son enfance. De quoi a-t-elle le plus peur ? D’affronter le prétendu suicide de sa sœur ? De s’occuper de Lena, sa nièce de quinze ans, qu’elle ne connaît pas ? Ou de faire face à un passé qu’elle a toujours fui ? Plus que tout encore, c’est peut-être la rivière qui la terrifie, ces eaux à la fois enchanteresses et mortelles, où, depuis toujours, les tragédies se succèdent.

Julia, Lena, Nel : avec ce superbe portrait de trois femmes en quête d’elles mêmes, aux prises avec les pesanteurs du passé, on retrouve l’infinie compréhension pour ses personnages dont témoignait déjà Paula Hawkins dans La Fille du train. On y retrouve, surtout, sa virtuosité et un talent incroyable pour tenir le lecteur en haleine jusqu’à l’ultime rebondissement, qui marquera tous les esprits.

Paula Hawkins a vécu au Zimbabwe, en France et en Belgique. Journaliste à Londres, son premier roman La Fille du train a été vendu à plus de 18 millions d'exemplaires dans le monde.


Les romans de Paula Hawkins sont toujours de gros succès. De mon côté, c'est la jolie couverture qui m'a donné envie de lire ce polar cet été ! Il faut dire que j'avais bien aimé son premier La fille du train aussi. D'ailleurs, je ne devrais pas tarder à regarder l'adaptation cinématographique.  Encore une fois, avec Au fond de l'eau, elle nous offre un polar très efficace.

Paula Hawkins nous transporte à Beckford un petit village en Angleterre et sur les berges de sa rivière tumultueuse. Nous nous baladons entre le Vieux Moulin, le bassin aux noyées et le commissariat de police. Avec de tels lieux, on pourrait certainement en faire un beau film ! Cependant, j'ai eu un peu de mal à m'y retrouver au départ car les personnages sont nombreux. On y rencontre presque tout un village ! Après un moment, on s'y fait et on peut apprécier davantage l'intrigue qui avance lentement mais surement. À l'instar de son premier roman, il est difficile de savoir lesquels sont vraiment fiables et lesquels disent la vérité. Les secrets se révèlent au fil des pages. J'ai aussi bien aimé l'atmosphère de ce roman. Je ne sais pas si l'histoire me marquera longtemps mais sur le coup, ça a bien fonctionné.

Un autre roman de Paula Hawkins sur mon blogue : La fille du train

Au fond de l'eau - Paula Hawkins
Éditions Sonatine 2017
406 pages

jeudi 20 juillet 2017

Coin lecture en devenir...

Nous avons acheté une maison tôt ce printemps et depuis juin, nous sommes dans les rénovations et la décoration. C'est maintenant au tour de la pièce dédiée à la lecture ! C'était important pour moi d'en avoir une loin de la télévision (je suis incapable de lire si je l'entends). Il y a déjà des bibliothèques intégrées au mur et un poêle à bois. L'été, je lis principalement dans la cour mais l'hiver, l'automne ou les jours de pluie, je pourrai profiter de ce petit coin. 

Pourquoi je vous parle de tout ça ? J'aimerais avoir les conseils de lecteurs et lectrices. Qu'aimez-vous de votre coin lecture ? Qu'aimeriez avoir que vous n'avez pas ? Quels sont les indispensables selon vous ?

Voici des photos avant les travaux (avec un chat en prime). Le rouge et le brun disparaîtront, ne vous en faites pas ! :)




mardi 18 juillet 2017

Nelly le film


Nelly Arcan a marqué le monde littéraire québécois à sa manière dès la parution de son premier roman Putain. Elle était une femme aux multiples personnalités et aux nombreux talents. J'ai regardé récemment ce film biographique qui est paru l'année dernière soit huit ans après qu'elle se soit enlevée la vie.

Dans Nelly, on pourrait croire qu'on a affaire avec plusieurs personnages différents : l'escorte, la junkie, l'écrivaine, la star, l'amoureuse. Les scènes se succèdent mais l'ambiance change. Seul le malaise reste. Mylène MacKay interprète à merveille cette femme insaisissable et torturée. Certaines scènes sont marquantes, d'autres fascinantes. La photographie du film est léchée et magnifique.

Il m'a semblé qu'on entremêlait parfois la réalité et la fiction. A-t-elle utilisé ce même procédé dans ses romans ? C'est fort possible. Malheureusement, je n'ai jamais lu ses romans (mais je le ferai un jour) et cela m'a sans doute empêché de saisir quelques détails. Je n'ai pas l'impression d'en avoir appris beaucoup sur Nelly Arcan mais plutôt d'avoir baigné dans sa mélancolie et son mal de vivre le temps du visionnement. J'ai passé un très bon moment de cinéma malgré tout.

mercredi 5 juillet 2017

Corps sonores - Julie Maroh

Résumé :

Montréal, comme partout ailleurs, les couples se font et se défont. Les individus s’attirent, se repoussent, dans une perpétuelle valse des corps. Dans cette même ville s’entrecroisent des destins à la fois différents et semblables, liés par ce sentiment indescriptible : l’amour. Cette inconnue à laquelle même la science ne peut donner d’explication, ce concept qui nourrit l’imaginaire des artistes depuis toujours, est au cœur du nouveau roman graphique de Julie Maroh.

À travers vingt et une nouvelles de bande dessinée, sur 300 pages, l’auteure retrace les différentes étapes d’une relation amoureuse : les premiers flirts, les rendez-vous manqués, la vie sous le même toit, la rupture... Interrogeant les émotions, convoquant les sens, elle décrit les parcours de personnages criants de vérité. Loin des supposées « normes » de genre et des stéréotypes physiques ou raciaux, leurs corps, dans leur diversité, sont les nôtres. Avec eux, nous partageons l’excitation, les doutes, la tristesse, la joie, la honte, la colère. Comme eux, nous aimons.

Corps sonores est un ouvrage à la fois universel et résolument contemporain dans ce qu’il donne à voir de la réalité humaine.


Julie Maroh, ce nom vous dit certainement quelque chose. C'est elle qui est derrière Le bleu est une couleur chaude, une BD pour laquelle j'avais eu un coup de coeur. Elle a été adaptée aussi sous le titre de La vie d'Adèle. Corps sonores, le deuxième album d'elle que je lis est composé de courtes (et de très courtes) histoires qui ont en commun le thème de l'amour et le lieu, c'est-à-dire la ville de Montréal. D'ailleurs, cet extrait est juste et magnifique :

"Tout commence un 1er juillet puisqu'à Montréal tout change chaque 1er juillet: c'est la journée typique des déménagements. Les corps chargent et déchargent des véhicules en résonnant d'émotions, Espoir, nostalgie, peur, doute, excitation.... Dans ce chaos organisé et sous la chaleur accablante, tout le monde offre les cadavres de son ancienne vie sur les pelouses des allées et emporte le reste, vers la vie à venir."

J'ai aimé retrouver des décors montréalais : les tam-tams du Mont-Royal, la Ronde, etc. Cependant les "traductions" d'expressions québécoises à répétition m'ont agacé alors que d'autres trop "françaises" pour être dites par des québécois m'ont fait grincer des dents. Le langage n'est pas au point et même sans le savoir, on devine facilement que c'est écrit par une française.

J'ai été surprise que l'auteure considère le polyamour est bien accepté au Canada. Nous sommes une société plus ouverte que bien d'autres à propos de la diversité sexuelle mais le message envoyé me paraît bien loin de la réalité. Je n'ai jamais entendu parler de polyamour vécu au quotidien... Alors dire qu'il est bien accepté et ce depuis des années, ça me semble exagéré malheureusement.

Comme dans tous les recueils d'histoires ou de nouvelles, certaines nous touchent plus que d'autres évidemment. Ce fût le cas ici aussi. L'épilogue est l'une de celle que j'ai préférée. L'album est un peu inégal mais il vaut quand même le détour.

Un autre album de Julie Maroh sur mon blogue : Le bleu est une couleur chaude
Corps sonores - Julie Maroh
Éditions Glénat 2017
304 pages

jeudi 29 juin 2017

Bonjour Tristesse - Françoise Sagan

Quatrième de couverture :

La villa est magnifique, l’été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l’amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s’amusent, ils n’ont besoin de personne, ils sont heureux. La visite d’une femme de coeur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare.


C’était l’été 1954. On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d’un « charmant petit monstre » qui allait faire scandale. La deuxième moitié du XXe siècle commençait. Elle serait à l’image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir.


J'ai lu Bonjour tristesse au cours des dernières semaines. C'est un titre que beaucoup connaissent (souvent sans même l’avoir lu) car dès sa parution en 1954, il a connu un grand succès. Une adaptation cinématographique existe aussi. Ce fût une lecture mitigée pour moi mais pas désagréable.

Pour ma part, je ne connaissais rien de l'histoire mis à part qu'elle se déroulait dans le sud de la France. Pour résumer, il s'agit de l'histoire de Cécile, 17 ans, qui est en vacances dans une villa au bord de la mer avec son père Raymond un jeune veuf. Avec eux, voyage Elsa qui est amoureuse de Raymond. Tout va pour le mieux jusqu'à ce qu'un autre personnage débarque pour troubler le trio. Anne est une grande dame qui souhaite conquérir Raymond et éduquer Cécile qui est trop "libre" pour elle et pas assez intellectuelle.

Je n'ai pas détesté mais je m'attendais à autre chose. Les phrases sont courtes et sèches. Les descriptions vont droit au but. Il a fallu que je m'y habitue. Le personnage de Cécile ne m'était pas vraiment sympathique. Je n'ai aimé que son côté décomplexé et libre (surtout pour une jeune femme de 17 ans) qui a certainement dérangé à l'époque mais sa jalousie la rend forcément moins attachante. Par contre, la fin énigmatique est très réussie, elle porte à réflexion et force l'interprétation.

J'ai aussi aimé l'ambiance estivale du sud de la France. J'ai retrouvé des lieux où je suis moi-même allée lors d'un voyage en 2012. Comme les personnages, j'ai mis les pieds à la gare de Fréjus ainsi que sur les plages de Fréjus et de St-Raphaël. J'ai aimé ces petites villes qui semblaient être prisées davantage par les vacanciers français que par les touristes de partout comme dans les grandes villes. Voici quelques-unes de mes photos. 

 À St-Raphaël

 La plage de Fréjus

Ma première fois en Paddleboard, c'était à Fréjus !

Bonjour Tristesse - Françoise Sagan
Éditions Pocket 2009
160 pages

samedi 24 juin 2017

The King Girl le film

Je vous avais parlé de Christine la reine-garçon en mai dernier, vous vous souvenez ? J'avais également mentionné que la pièce de théâtre avait été adaptée au grand écran. Et bien, j'ai regardé l'adaptation de 2015 intitulée The Girl King. Bien qu'elle soit finlandaise, le scénario est aussi du dramaturge québécois Michel Marc Bouchard.

The Girl King commence alors que Kristina vient d'avoir 18 ans et qu'elle accède au trône par défaut puisque que son père n'a pas d'héritier mâle. Elle régnera véritablement sur la Suède pendant une vingtaine d'année mais ici, on ne s'intéressera qu'à une brève partie de sa vie. À ce moment, la jeune reine a un rêve : que son pays cesse la guerre. Curieuse, elle est aussi très animée par le savoir : la science, la philosophie, les lettres. Les hommes de son entourage lui font sans cesse la cour et espèrent la marier. Malheureusement pour eux, ils essuient refus après refus car elle est secrètement amoureuse d'une de ses dames de compagnie. En faisant une brève recherche sur Internet, j'ai découvert qu'elle avait eu par la suite des "amis intimes" masculins également. La reine Kristina a certainement eu une vie très mouvementée ! Elle était résolument moderne et ne se laissait dominer par personne. Kristina est un personnage féminin fort qui n'en faisait qu'à sa tête (elle aurait été à sa place dans un album de Culottées tiens!). Et pour ça, je l'aime bien !

L'ambiance du film est particulière et froide mais j'ai bien aimé.  Les décors enneigés sont très beaux de même que les costumes. La musique classique ajoute aussi au caractère solennel du film. Ce n'est pas un style que j'écoute beaucoup mais j'aime bien la plupart du temps. J'ai retrouvé la chanson thème ainsi qu'un beau montage (ce n'est pas la bande-annonce mais vous saurez la trouver facilement).


Mon billet à propos du texte de la pièce de théâtre : Christine la reine-garçon

mercredi 21 juin 2017

Culottées (tome 2) - Pénélope Bagieu

Résumé :

Des femmes qui ne font que ce qu'elles veulent : deuxième volet ! Sonita, rappeuse afghane et exilée militante ; Thérèse, bienfaitrice des mamies parisiennes ; Nellie, journaliste d'investigation au XIXe siècle ; Cheryl, athlète marathonienne ; Phulan, reine des bandits et figure des opprimés en Inde. "Les Culottées" ont fait voler en éclat les préjugés. Quinze nouveaux portraits drôles et sensibles de femmes contemporaines qui ont inventé leur destin.


Récemment, j'ai lu ce deuxième tome des Culottées de Pénélope Bagieu. Aussi bien vous le dire tout de suite : j'ai eu le même gros coup de coeur qu'avec le premier tome !

Dans ce tome comme dans le précédent, on nous présente la vie de quinze femmes inspirantes. On s'est intéressé davantage à des héroïnes du siècle dernier dans ce tome ce qui fait que quelques unes d'entre elles sont toujours vivantes aujourd'hui.

Pénélope Bagieu sait raconter la vie de ces femmes autant avec des anecdotes croustillantes que des faits historiques. Elle met toujours le doigt sur le petit détail surprenant et intéressant qui change tout. Impossible après ces histoires de ne pas avoir envie de googler leurs noms pour en savoir plus et pour voir des photos ! Les dessins sont beaux, efficaces et détaillés. Et, encore une fois, les doubles pages sont magnifiques. Bref, j'adore !

D'autres albums de Pénélope Bagieu sur mon blogue : California Dreamin'Culottées (tome 1) et Cadavre exquis

Culottées (tome 2) - Pénélope Bagieu
Éditions Gallimard 2017
170 pages



Cette semaine, le récapitulatif des "BD de la semaine" se trouve chez Stephie.

dimanche 4 juin 2017

La série 13 reasons why (saison 1)

J'ai lu il y a plusieurs années (plus précisément en 2010), le roman Treize raisons de Jay Asher. Il venait d'être traduit en français et il figurait parmi les nouveautés. Sa sortie n'avait pas fait de vague. J'ai donc été étonnée de voir sur Netflix apparaître cette série et surtout de voir l'engouement qu'elle suscitait. La série a énormément fait jaser (même le ministre québécois de l'éducation s'en est mêlé...) et elle a été maintes fois critiqué. Elle inquiétait les parents, les intervenants qui travaillent avec les ados, etc. Je peux comprendre mais le roman est présent dans les bibliothèques et les rayons de librairies depuis tellement longtemps... De mon côté, c'est entre adultes avertis que nous l'avons regardé. Il faut quand même le dire, cette série aborde des sujets difficiles comme le suicide mais aussi l'agression sexuelle et le viol.

Vous connaissez sans doute les grandes lignes de l'histoire. Hannah s'est suicidée en laissant derrière elle des cassettes sur lesquelles on peut l'entendre raconter son histoire. Elle explique, sur 13 cassettes (donc 13 épisodes), les raisons qui l'ont menée à commettre l'irréparable. 

Le roman m'avait moyennement plu. Je me souviens qu'il se lisait bien mais je n'ai gardé que très peu de souvenirs. Il ne m'avait pas marqué et c'était aussi bien car j'ai pu me laisser surprendre par la série. La série se déroule à deux moments différents. Les flashbacks nous ramènent au temps où Hannah était vivante et fréquentait l'école puis il y a le présent alors que Clay écoute les cassettes et essaie de comprendre. Heureusement, il y a la blessure à son front pour nous indiquer clairement à quel moment nous nous trouvons. Clay est malheureusement un personnage aussi fade dans la série que dans le livre mais les autres personnages sont intéressants. Certains peuvent être détestables mais, au moins, ils procurent des émotions. Clay est trop lisse, il en est ennuyeux.

Habituellement, je préfère les livres à leur adaptation mais cette fois, je crois que j'ai préféré la série. J'ai dû regarder 4-5 épisodes avant d'être accrochée mais après, elle m'a réellement tenu en haleine. 

Mon billet (datant de 2010) à propos du roman de Jay Asher : Treize raisons

mercredi 31 mai 2017

Écumes - Ingrid Chabbert & Carole Maurel

Résumé :

Elles s'aiment et après des années d'attente, d'espoir et de désespoir, un bébé est annoncé. Mais la grossesse est compliquée et le pire arrive. Elles vont devoir se reconstruire et lutter contre la douleur.

L'amour, l'évasion sur les terres de leur enfant disparu et les carnets qui se remplissent vont les aider à sortir la tête hors de l'eau, loin des Ecumes.


Il y a un bon moment que je veux la lire celle-ci, c'est maintenant chose faite ! Écumes est une autre superbe BD illustrée par Carole Maurel qui aborde des sujets délicats et encore peu traités.

Deux jeunes femmes espèrent avoir un enfant. Les essais se succèdent sans résultat. L'attente devient de plus en plus insupportable et l'espoir se désagrège au fil des visites à l'hôpital. L'impossibilité d'avoir un enfant devient un poids difficile à porter. L'une d'elle écrit des contes pour se libérer de cette douleur. Puis, un jour, un petit embryon s'accroche...

Les sujets sont délicats mais vraiment bien abordés. L'histoire est touchante et poétique de même de les dessins de Carole Maurel qui me plaisent toujours autant. Elle remuera sans doute davantage ceux et celles qui sont passés par là mais impossible de ne pas être profondément touchée par cette histoire et cette sensibilité. Une belle réussite !

D'autres albums de Carole Maurel sur mon blogue : Collaboration horizontaleLuisa ici et là et L'apocalypse selon Magda


Écumes - Ingrid Chabbert & Carole Maurel
Éditions Steinkis 2017
88 pages

Cette semaine, le récapitulatif des "BD de la semaine" se trouve chez Stephie.

vendredi 26 mai 2017

Sauf que j'ai rien dit - Lily Pinsonneault

Quatrième de couverture :

Cette histoire commence un mardi soir de février sur Facebook, se poursuit dans des inbox et des messages textes. Elle parle de scénarios inventés, de faire l’amour pas très bien dans une chambre sans rideaux, de soirées entre amis à regarder son cell aux deux mi­­nutes, de s’oublier soi-même. D’amour ? Ça, Jolen elle-même ne sait pas. Avançant à tâtons dans une période floue de sa vie, elle s’accroche à son téléphone et à l’idée qu’elle se fait du magnifique Joseph.

Avec un humour mordant et une langue contemporaine colorée, Lily Pinsonneault raconte les bons et les moins bons coups de cette jeune femme qui cherche à se réapproprier ses désirs, ses besoins, sa vie.


Je ne savais rien de ce roman avant de m'y plonger. L'auteure n'est pas encore connue, c'est son premier roman, et je n'avais lu qu'un court résumé. J'ai eu une très bonne surprise, je l'ai dévoré en deux soirées !

Jolen reçoit un jour un message sur Facebook de Joseph qu'elle a rencontré à quelques reprises grâce à des amis communs. Seulement, ils n'avaient échangé que des salutations polies. Jolen est alors intriguée et lui répond. Pendant plusieurs jours, ils s'échangent des messages avant de décider de se revoir.

C'est lorsqu'ils se rencontrent que ça devient vraiment intéressant. L'intrigue est mince, j'en conviens mais ça se lit tout seul ! Je ne sais toujours pas ce que Jolen trouve à Joseph le parfait hipster imbu de lui-même mais peu importe. J'ai aimé les réflexions et l'humour de l'auteure (lorsqu'elle parle de matante Martine j'ai bien ri). J'ai apprécié également son écriture au goût du jour. Malheureusement, ce roman risque d'être figé dans son époque avec la plume très "blogueste" (très 2016-2017 aussi) mais en ce moment, il est dans l'air du temps !

Sauf que j'ai rien dit est un petit roman coloré très agréable. C'était la lecture idéale entre deux grosses briques pour moi ce printemps !

Sauf que j'ai rien dit - Lily Pinsonneault
Éditions Québec Amérique 2017
176 pages