mercredi 18 octobre 2017

Paper Girls - Brian K Vaughan, Cliff Chiang, Matt Wilson & Jared K. Fletcher

 Résumé :

Au lendemain de la célèbre fête d'Halloween, la petite ville de Stony Stream, Ohio, s'éveille. C'est du moins le cas de Mac, KJ, Tiffany et Erin, quatre jeunes livreuses de journaux. La routine des tournées matinales est enclenchée, jusqu'au moment où leur itinéraire croise celui d'un groupe d'étranges individus encapuchonnés, violents et au langage inconnu ; et d'une mystérieuse machine dont tout semble indiquer qu'elle ne viendrait pas de la Terre... Une découverte qui pourrait bien changer leur vie à jamais.


J'attendais le mois d'octobre pour commencer cette série de bandes dessinées. L'histoire débute le jour de l'Halloween. C'est toujours plus facile de se mettre dans l'ambiance quand nous nous approchons réellement du 31 octobre. Paper Girls est une série de plusieurs tomes dont les 3 premiers sont traduits en français. On y suit quatre jeunes filles qui ont comme travail de distribuer à l'aube des journaux directement aux maisons. Le matin du 1er novembre 1988, leur vie changera à jamais lorsqu'elles font plusieurs découvertes étranges.

Paper Girls rappelle inévitablement la série Stranger Things. Ça se déroule à la même époque et les quatre jeunes filles qui se déplacent à vélo font penser les quatre garçons de la série. Les bandes de jeunes ont la cote en ce moment dans le monde horrifique de même que les années 80. En écrivant ces lignes, je pense également à la nouvelle adaptation de IT (Ça) de Stephen King qui est présentement dans les cinémas. D'ailleurs, le découpage de Paper Girls est très cinématographique.

J'ai beaucoup aimé le début, l'ambiance est superbe. J'ai également aimé le dernier tiers de l'album, on nous laisse sur un cliffhanger qui nous donne inévitablement le goût de lire la suite. Le tiers du milieu m'a paru plus brouillon. Les manifestations fantastiques sont nombreuses et il y a plusieurs éléments que je n'ai pas saisis. J'espère que le deuxième tome m'éclairera...



Paper Girls - Brian K Vaughan, Cliff Chiang, Matt Wilson & Jared K. Fletcher
Éditions Urban Comics 2016
160 pages

dimanche 8 octobre 2017

Halloween 2017

Comme c'est la tradition depuis maintenant 3 ans, je suis allée, avec une belle gang de braves, visiter le Village Hanté à Drummondville vendredi dernier. Il a l'avantage d'être situé à moins d'une heure de route de chez moi et il nous met toujours dans l'ambiance de l'Halloween. 

J'en profite également pour lancer mon Challenge Halloween 2017 organisé par Lou et Hilde chaque année. C'est une autre belle tradition qui perdure ! Je ne pourrai me joindre à toutes leurs activités mais je promets de parler d'au moins une BD, un roman (que je viens d'entamer), un film et d'une série d'ici l'Halloween. Pour le reste, nous verrons bien ! 

samedi 30 septembre 2017

Albertine ou La férocité des orchidées - Julie Boulanger et Amélie Paquet

Quatrième de couverture :

Trentenaire délurée et inaccomplie, Albertine Bouquet travaille comme écrivaine fantôme pour une polémiste réputée. Outre une affection incontrôlable pour les chats, Rambo et Hochelaga-Maisonneuve, elle porte un amour trouble à deux hommes aux antipodes l’un de l’autre, jusqu’à ce qu’elle rencontre Charlotte, qui pourrait brouiller les cartes. 

De nouveaux projets viennent alors modifier sa trajectoire jusque-là chancelante. Plongée dans une exploration conjointe du monde de la finance et du désir féminin, Albertine tâtera d’expériences sensuelles et intellectuelles de plus en plus indissociables. 

Résolument féminin et hautement provocateur, Albertine, ou La férocité des orchidées joue avec les codes de la littérature populaire et amuse avec esprit.


Lorsque j'ai débuté Albertine ou La férocité des orchidées, je pensais seulement lire quelques pages pour avoir un aperçu mais elles s’enchaînaient sans que je m'en rende compte. L'écriture est tellement fluide, j'ai lu ce roman dans le temps de le dire même si certains éléments m'agaçaient...

Je ne sais pas trop comment décrire ce roman, il est très difficile d'y mettre une étiquette (et c'est probablement une bonne chose). L'héroïne travaille pour une vieille dame très connue dans le milieu artistique. Elle fait tout pour elle : gérer ses réseaux sociaux, planifier ses sorties, lui trouver une coiffeuse, promener son chien, etc. En parallèle, elle souhaite écrire elle qui prétend être écrivaine mais elle manque d'inspiration et de temps libre. Encore en parallèle, elle couche à gauche et à droite, avec des hommes et des femmes, des jeunes et des vieux, etc. Il y a plusieurs scènes de sexe avec beaucoup trop de détails... Je n'ai pu me retenir de lâcher quelques "ben voyons!". Nous sommes loin des traditionnels  romans de chick lit même si on y retrouve beaucoup de similitudes. Je ne crois pas que les auteures se prennent au sérieux et c'est très bien ainsi. C'est drôle, déjanté et totalement libre ! Le seul petit hic : je n'ai pas vraiment cru à l'histoire d'amour et à cette fin... Je n'en dis pas plus.

Albertine ou La férocité des orchidées m'a fait passer un bon moment sans être une lecture marquante. Il sera en librairie dès le 3 octobre.

Albertine ou La férocité des orchidées - Julie Boulanger et Amélie Paquet
Éditions Québec Amérique 2017
238 pages

mercredi 20 septembre 2017

Longs cheveux roux - Meags Fitzgerald

Résumé :

La jeune Meags est une enfant comme les autres, bien qu'elle sente déjà au fond d'elle-même qu'elle n'est pas exactement comme ses amies. Longs cheveux roux est un récit autobiographique intimiste sur fond de sorcellerie et de solidarité féminine, dans lequel Meags Fitzgerald revient sur ses premiers émois amoureux de même que sur la découverte et l'acceptation de sa propre bisexualité. S'inspirant de ses expériences personnelles, l'auteure propose une réflexion forte et articulée sur la différence, la place des femmes à travers l'histoire ainsi que l'influence de la culture populaire sur la construction de notre identité.

Publié en anglais en 2015, Longs cheveux roux a connu un succès critique marqué dans sa version originale.


Voici un autre album lu cet été. C'était il y a un moment déjà mais je n'en avais pas parlé ici. La bédéiste Meags Fitzgerald, qui m'était inconnue, est une canadienne anglophone qui doit avoir à peu près mon âge. Dans ce roman graphique, elle raconte son enfance dans les années 90 puis son adolescence à travers différentes anecdotes. Jeune fille curieuse et allumée, elle est fascinée par l'étrange, la magie, le fantastique, la sorcellerie puis... les longs cheveux roux ! Elle découvre également durant ces années que son orientation sexuelle est différente de la majorité de ses copains, elle est bisexuelle.

J'ai beaucoup aimé le retour en arrière offert par cet album. J'y ai retrouvé plein de références de mon enfance et mon adolescence : émissions de télévision, des livres et même des jeux de société ! Les thèmes sont abordés de belle façon (la chasse aux sorcières ou plutôt la chasse aux homosexuels est intéressante) mais ils ne le sont qu'en surface. J'aurais aimé plus de profondeur. J'ai tout de même aimé Longs cheveux roux pour ses dessins, ses thèmes et surtout, pour le plaisir nostalgique qu'il m'a procuré !
Longs cheveux roux - Meags Fitzgerald
Editions POW POW 2017

96 pages

samedi 16 septembre 2017

Routes secondaires - Andrée A. Michaud

Quatrième de couverture :

Qui est Heather Thorne, cette jeune femme frappée d’amnésie qui ne sait plus si elle existe réellement ou si elle n’est que le double d’une inconnue croisée par un jour d’octobre ? Et qui est Andrée A. Michaud, cette écrivaine qui se demande si elle n’a pas usurpé la place d’une morte et si son véritable nom n’est pas Heather, Heather Thorne ? Regardant défiler les saisons depuis les fenêtres de son bureau, l’écrivaine tentera de déterminer de quel passé trouble a surgi la jeune femme qui l’obsède et menace de l’entraîner au cœur d’une forêt où elle sera dévorée par sa propre histoire.


Routes secondaires est ma première lecture de la rentrée littéraire de l'automne 2017. Je l'ai choisie car Andrée A. Michaud est aussi l'auteure de Bondrée, un polar que j'ai adoré et que j'ai conseillé à maintes reprises.

J'ai été ravie de retrouver l'écriture d'Andrée A. Michaud qui est toujours aussi dense et sublime. Son style est unique et reconnaissable. Par contre, le récit de Routes secondaires était pour moi très confus. Le réel se mêle à l'imaginaire, le mensonge à la vérité et les personnages ne sont jamais ceux que l'on croit qu'ils sont. Tout un casse-tête ! C'est à vous de voir si vous aimez ce procédé. Pour ma part, j'ai trouvé la lecture très exigeante. Je n'ai pas été aussi emballée que lors de ma lecture de Bondrée qui avait été une révélation. Si j'avançais tout de même rapidement ma lecture, c'est grâce à l'écriture fluide qui coule doucement. Les phrases sont belles et les images fortement inspirées par la nature. Les saisons y sont vraiment bien décrites. Il y a d'intéressantes réflexions sur le processus de création et l'écriture. J'ai aimé les courtes allusions aux personnages de Bondrée ou de ses précédents romans. Les personnages sont au coeur des questionnements de l'auteure.

Au final, le talent d'Andrée A. Michaud est évident mais j'aurais aimé être un peu moins dans le flou. J'ai compris le texte d'une certaine manière mais je ne suis pas sûre que ce soit la bonne... Ça c'est si jamais il y en a une bonne.

Routes secondaires - Andrée A. Michaud
Éditions Québec Amérique 2017
248 pages

vendredi 8 septembre 2017

La servante écarlate - Margaret Atwood

Quatrième de couverture :

Alors que la natalité ne cesse de baisser, Defred doit mettre au service de la république de Giléad, récemment fondée par des fanatiques religieux, son attribut le plus précieux : sa matrice. A travers le portrait de cette femme, l'auteure dresse un réquisitoire sans appel contre tous les intégrisme. Prix de la Paix des libraires allemands 2017 décerné à l'auteure.


Le roman La servante écarlate n'est pas une nouvelle parution, il a été publié pour la première fois en 1985. Il a été réédité suite au succès monstre de la série télévisée et on le voit maintenant partout ! En juin, je l'ai cherché dans bon nombre de librairies et de bouquineries en vain. C'était presque impossible de mettre la main dessus ! Il m'a fallu attendre quelques semaines me procurer cette nouvelle édition.

L'histoire est celle de Defred qui est devenue malgré elle une servante écarlate. Elle vit dans la maison d'un famille plus riche. Elle doit se vêtir de rouge chaque jour et doit porter l'enfant de son Commandant car les Épouses ne sont plus fertiles. Être capable d'enfanter est devenu une rareté à Gilead, l'Amérique cauchemardesque du futur.

Cette dystopie est glaçante avec son Mur, les Yeux, les Tantes, etc. L'atmosphère est oppressante et on ressent la lassitude et l'angoisse que vit Defred qui a connu le monde d'avant tel que nous le connaissons. Elle peut mesurer sa liberté perdue. D'ailleurs, c'est très intéressant lorsqu'elle raconte les minimes changements qui sont survenus peu à peu et qui ont finalement mené à la fin de notre ère. J'ai eu l'impression que l'auteure nous met en garde. Le récit est féministe. Cependant, je ne considère pas que les hommes connaissent un bien meilleur sort à Gilead. La majorité n'est pas véritablement libre non plus.

La fin est marquante. Elle est à l'image du reste du récit : elle est froide et ouverte. Je l'ai apprécié même si j'aurais aimé avoir quelques réponses de plus. Je n'ai pas réellement compris les Notes Historiques à la toute fin. Est-ce un ajout de l'auteure ? Existaient-elles lors de la première parution ? Devrait-on s'y fier ? Bref, si quelqu'un peut m'éclairer, j'en serais heureuse ! Je vais aller jeter un coup d'oeil à la série maintenant. J'ai lu quelque part qu'elle était supérieure au livre... Vraiment ?

La servante écarlate - Margaret Atwood
Éditions Robert Laffont 2017
521 pages

lundi 28 août 2017

Ce que j'attends avec impatience cet automne

Le nouveau roman d'Andrée A. Michaud Routes secondaires (11 septembre)

J'ai découvert Andrée A. Michaud avec son sublime roman Bondréeun mélange de polar et de roman d'apprentissage écrit avec une écriture très poétique. Je suis très curieuse de lire le nouveau roman dont je ne sais presque rien pour le moment.

Le film Et au pire, on se mariera (15 septembre)

Le roman de Sophie Bienvenu avait été une belle claque, j'en avais parlé ici. Et ce sont les actrices Karine Vanasse (j'ai parlé d'elle récemment pour sa série Blue Moon) et Sophie Nélisse (La voleuse de livres) qui interpréteront les personnages principaux, ça ne peut qu'être bon ! J'espère avoir l'occasion de le voir au cinéma malgré le "rush" de la rentrée.

Le deuxième roman de Mikella Nicol Aphélie (19 septembre)

Son premier roman Les filles bleues de l'été m'avait beaucoup plu. Je l'avais lu d'une couverture à l'autre ! J'ai hâte de découvrir celui-là. Je n'ai jamais été déçue avec Le Cheval d'août.


"Une jeune travailleuse de nuit qui a toujours vécu par le regard des hommes voit ses habitudes bouleversées le soir où, dans un bar, surgit Mia, qui ne quittera plus ses pensées. Puis il y a cette autre fille qui a disparu et dont l’image passe en boucle au téléjournal. Prise de court, la narratrice tente de ralentir la dérive qui l’éloigne de son couple, et d’étouffer les souvenirs de B., ancien amour violent et magnétique. Le temps d’un été caniculaire et étrange, les personnages d’Aphélie dévieront de leur trajectoire pour se heurter à pleine force."


La deuxième saison de Stranger Thing (27 octobre)

Je l'attends depuis longtemps celle-là ! J'espère que la deuxième saison sera à la hauteur de la première. J'avais eu un énorme coup de coeur, je ne veux pas être déçue. J'en ai parlé ici.



Il y a aussi quelques premiers romans québécois que j'ai repérés et qui m'interpellent :

Borealium tremens de Mathieu Villeneuve (La Peuplade)
Au 5e de MP Boisvert (La Mèche)
Les cigales d'Antonin Marquis (XYZ)


 Et vous, qu'attendez-vous avec impatience ?

(Je reviendrai bientôt vous parler de mes dernières lectures des vacances...)

mardi 22 août 2017

Victor Lessard (saison 1)

Les vacances sont maintenant terminées. Je reprends du service un peu partout y compris ici. Je vous présente une autre série québécoise adaptée des polars de Martin Michaud que j'ai regardé en rattrapage cet été. 

J'ai connu Victor Lessard à travers sa toute première enquête dans le premier roman Il ne faut pas parler dans l’ascenseur. Bien qu'il m'ait plu, je n'ai pas poursuivi ma découverte des romans. Le soupçon de fantastique m'avait quelque peu dérangé. La première saison est l'adaptation d'un seul roman soit Je me souviens. Heureusement, il n'y a aucune trace de fantastique dans celui-ci ! 

J'ai trouvé au début que Julie Lebreton jouait "trop gros" le personnage de Jacinthe Taillon l'acolyte de l'enquêteur Victor Lessard. J'aime bien cette actrice mais je trouvais que son jeu, dans cette série, manquait de subtilité. Malgré tout, au fil des épisodes, j'ai bien aimé le duo Lessard-Taillon.

L'enquête est complexe et intéressante. Le premier épisode est surprenant, il est assez violent, même "gore". Je ne m'attendais à ça mais au final, ces scènes servent bien l'intrigue. Si vous n'êtes pas fan de ce genre de scène (comme moi), rassurez-vous, les autres épisodes sont beaucoup moins pires !

C'est une série que j'ai beaucoup aimé malgré quelques petits bémols. Je regarderai sans doute la deuxième saison.

dimanche 6 août 2017

Une longue canicule - Anne Villeneuve

Résumé :

Une longue canicule, la première bande dessinée d’Anne Villeneuve, met en scène Marie-Hélène, une jeune femme quittant les Îles-de-la-Madeleine pour venir s’installer à Montréal. La jeune fille découvre une nouvelle ville, ses habitants et apprend à vivre avec son déracinement et les démons de son passé. Œuvre sensible et intimiste, le récit se déroule sur une durée de quelques jours durant lesquels la métropole est plongée dans l’une des plus chaudes canicules de son histoire.


Je vous présente aujourd'hui une autre BD québécoise pour laquelle j'ai eu un coup de coeur ! J'attendais une canicule pour la lire (je l'attends toujours...) mais peu importe le temps, on passe un excellent moment avec cet album !

Le point de départ est simple : une jeune femme, Marie-Hélène, quitte ses Îles-de-la-Madeleine natales pour s'installer au coeur de Montréal. Le changement est brusque et déstabilisant. Elle n'a jamais été entourée par autant de gens mais elle se sent très seule. Elle a peu d'alliés : Nestor un collègue de travail français et Marguerite sa vieille voisine solitaire mais sympathique. Sa vie semble tranquille mais ne elle ne le restera pas... Et puis, l'amour n'est pas bien loin non plus.

J'ai eu un gros coup de coeur pour la magnifique couverture bleue mais ce qu'il y a à l'intérieur est aussi bien. L'ambiance de canicule est géniale, les dessins en noir et blanc sont beaux et le scénario tient la route. On passe par toute la gamme des émotions. Je l'ai dévoré d'un trait !

Bref, Une longue canicule est une belle BD intime et douce à s'offrir !

Une longue canicule - Anne Villeneuve
Éditions Mécanique Générale 2017
216 page

mercredi 2 août 2017

Antarctique solo, une sortie au froid !

J'ai assisté à cette pièce de théâtre ce samedi mettant en vedette Rémi-Pierre Paquin. C'est tout ? Oui c'est tout ! Le mot solo dans le titre n'est pas là pour rien. Rémi-Pierre Paquin interprète l'aventurier Frédéric Dion alors qu'il traverse l'Antarctique en kite ski ou paraski. Il est absoluement seul sur scène comme l'était Frédéric Dion durant son audacieux périple. 


Avec une pièce qui dure plus une heure trente, regarder et écouter un seul comédien pourrait être ennuyant mais non ! Rémi-Pierre est incroyablement talentueux. Je l'ai découvert dans Les pays d'en haut dans son rôle de Bidou Laloge, un autre dans lequel il excelle. 

J'ai beaucoup de mal à comprendre les motivations qui poussent un individu à entreprendre une aventure aussi risquée mais j'aime en entendre parler. La pièce est truffée d'informations intéressantes sur le périple de Frédéric Dion et sur les aventuriers qui ont traverse l'Antarctique avant lui en traîneau à chiens par exemple. Les moments sérieux alternent avec des moments légers et humoristiques. C'est bien balancé. On a souvent recours à la technologie, des vidéos sont projetés sur le décor de glaciers, C'est bien pensé. J'ai moins aimé le côté "moralisateur" qui me donnait un peu l'impression d'assister à une conférence de motivation. Je ne suis pas une adepte de ce genre de conférence, j'ai l'impression qu'on me dit comment vivre. 

Cette pièce de théâtre sort de l'ordinaire par son thème, un fait vécu, et par sa mise en scène. L'unique comédien est également excellent. Je la conseille donc à tous y compris aux plus jeunes spectateurs. Elle est présentée à Shawinigan pour quelques semaines encore puis l'équipe partira en tournée au Québec ensuite.