samedi 20 janvier 2018

Hypothermie - Arnaldur Indridason

Quatrième de couverture :

C’est l’automne. Maria, une femme d’une cinquantaine d’années, est retrouvée pendue dans son chalet d’été sur les bords du lac du Thingvellir par Karen, sa meilleure amie. Après autopsie, la police conclut à un suicide. Quelques jours plus tard, Erlendur reçoit la visite de Karen qui lui affirme que ce n’était pas « le genre » de Maria de se suicider. Elle lui remet une cassette contenant l’enregistrement d’une séance chez un médium que Maria est allée consulter afin d’entrer en contact avec sa mère décédée deux ans plus tôt, qui lui avait promis de lui envoyer un signe de l’au-delà. Aussi dubitatif que réticent, Erlendur lui promet d’écouter l’enregistrement tout en lui répétant que ni l’enquête ni l’autopsie n’ont décelé le moindre élément suspect. L’audition de la cassette le convainc cependant de reprendre l’investigation à l’insu de tous. Il découvre que l’époux de Maria a eu un passé agité, qu’il a une liaison avec l’une de ses anciennes amours, qu’il est endetté et que Maria possédait une vraie fortune. Une intrigue parallèle nous raconte l’histoire d’un jeune couple disparu lors d’une promenade sur le lac. Et nous avons enfin des informations sur la nature des relations d’Erlendur avec son ex-épouse, Halldora.


Lire un roman d'Indridason pendant les vacances des Fêtes, c'est maintenant un classique chez moi ! Je l'ai fait encore cette année avec le 6ème roman mettant en scène l'inspecteur Erlendur.

Dans Hypothermie, notre vieux Erlendur enquête sur le suicide mystérieux d'une femme dans son  chalet de campagne en Islande. C'est la meilleure amie de cette femme qui le met sur la piste d'une affaire qui n'avait pas l'air d'être être une. Puis, l'enquête avance et il y est question de croyances surnaturelles, de fantômes, de médiums et d'expériences interdites (qui m'ont fait penser au film Flatliners). L'enquête est passionnante malgré qu'il n'y ait pas de l'action à chaque page. Si vous aimez habituellement les enquêtes proposées par Indridason, vous devriez aimer celle-là également. Moi, j'ai beaucoup aimé.

J'ai un seul petit agacement (et c'est le même que dans Hiver arctique, son roman précédent) qui concerne l'histoire du jeune frère d'Erlendur qui a perdu la vie. Il se sent encore coupable de l'avoir perdu de vue dans la tempête. Cette histoire est lassante et n'avance pas d'un pouce depuis le tout premier roman. J'espère qu'il découvrira un jour ce qu'il est véritablement arrivé à son frère et qu'il pourra ainsi faire son deuil et nous laisser tranquille avec ça !

Bref, j'ai passé encore un très bon temps des Fêtes avec mon cher Erlendur !

D'autres romans d'Arnaldur Indridason sur mon blogue : La cité des jarres, La femme en vert, La voix, L'homme du lac, Betty et Hiver arctique

Hypothermie - Arnaldur Indridason
Éditions Métailié 2010
304 pages

mercredi 10 janvier 2018

Paper Girls (T.2) - Brian K Vaughan, Cliff Chiang, Matt Wilson & Jared K. Fletcher

Résumé :

Depuis ce curieux soir d'Halloween, de grands oiseaux tueurs ont envahi le ciel de Stony Stream. Sur leur dos, les "ancêtres" capturent un à un les habitants et pourchassent les jeunes voyageurs temporels qui tentent de leur résister. Un conflit de générations au coeur duquel Mac, Erin, KJ et Tiffany se retrouvent projetées non plus en 1988... mais en 2016 !


En octobre, j'ai lu le tome 1 de cette série de comics de science-fiction. On l'avait comparé à la série télévisée Stranger Things alors je ne pouvais pas passer à côté. Je suis une fan ! Si j'ai lu récemment le deuxième, c'est parce que j'avais plutôt aimé le premier même si tout me semblait un peu compliqué et que je n'avais pas tout saisi.

Paper Girls est l'histoire de quatre jeunes livreuses de journaux américaines : Mac, Erin, KJ et Tiffany. Elles découvrent par hasard une machine qui ne semble pas provenir de la Terre le lendemain de la fête de l'Halloween. Par la suite, les découvertes étranges se succèdent et une des quatre jeunes filles disparaît...

ATTENTION petits spoilers du tome 1
Le premier tome se terminait sur un cliffhanger assez fort alors qu'un personnage rencontre son double. Je ne veux pas en dire trop mais le procédé m'a fait penser au scénario de la bande dessinée Luisa ici et là de Carole Maurel. Ceux qui l'ont lu comprendront. La suite est intéressante aussi même si je n'ai pas tout compris encore une fois. On m'a encore perdue avec des éléments de science-fiction complexes. Mais, j'ai aimé la petite enquête que mènent les filles et qui entoure la disparition de l'une des leurs. J'ai aimé également l'humour qui est très présent et toutes les allusions aux années 80.

Paper Girls n'est pas une série sans défaut mais je continuerai car le plaisir est tout de même présent ! J'espère que le troisième viendra avec un peu plus de réponses.
Paper Girls (T.2) - Brian K Vaughan, Cliff Chiang, Matt Wilson & Jared K. Fletcher
Édition 2017
136 pages

samedi 6 janvier 2018

Un film pour se faire peur : A cure for wellness

Pendant les vacances, j'ai regardé ce film, bien emmitouflée, après une brève balade dehors par une journée de -26°C. A cure for wellness est offert sur Netflix depuis quelques semaines. Un coup d'oeil à la bande-annonce m'a donné le goût de le voir, elle est superbe ! Mais "superbe" dans le sens malaisante aussi... Regardez-là, vous verrez bien !

M. Lockhart est un jeune cadre dans une entreprise américaine. Il est envoyé par ses supérieurs dans une station thermale unique en Suisse pour y retrouver le PDG de l'entreprise, M. Pembroke, qui y est allé et qui n'en est jamais revenu. Déjà à ce point, on sait que quelque chose cloche. Pourquoi M. Pembroke n'est-il jamais revenu ? Est-il au moins vivant ? Que se passe-t'il réellement là-bas ?

La station thermale dans les Alpes suisses est un endroit idyllique. Les images sont extraordinairement belles et pourtant, elles donnent froid dans le dos. J'ai adoré la photographie de ce film. En fait, j'ai un faible pour ces films à l'esthétisme particulièrement léché. Et que dire de la musique ? Elle est parfaite pour nous effrayer ! Le scénario plein de mystère est intéressant aussi. Le suspense est présent du début à la fin. Je n'ai pas vu passer les 2 heures 26 minutes ! Cependant, la fin m'a un peu déçue, je dois l'admettre. Elle est tordue mais pas dans le sens que j'espérais... Quelques questions demeurent aussi sans réponse.

A cure for wellness est un bon film à voir ne serait-ce que pour son esthétisme incroyable et son atmosphère horrifique !


jeudi 4 janvier 2018

Homo Sapienne - Niviaq Korneliussen

Quatrième de couverture :

Révélant une voix exceptionnelle, Homo sapienne suit la vie de cinq jeunes dans la ville de Nuuk, capitale du Groenland. Ils vivent des changements profonds et racontent ce qui, jusqu’à maintenant, a été laissé sous silence : Fia découvre qu’elle aime les femmes, Ivik comprend qu’elle est un homme, Arnaq et Inuk pardonnent et Sara choisit de vivre. Sur «l’île de la colère», où les tabous lentement éclatent, chacune et chacun se déleste du poids de ses peurs.

Niviaq Korneliussen manie une langue crue, sensible et indomptée. Elle parle du désir universel d’être soi, socialement, intimement, confiante que les cœurs et les corps sauront être vrais.

Née en 1990, Niviaq Korneliussen a grandi à Nanortalik, au sud du Groenland. Homo sapienne marque un tournant dans l’histoire littéraire groenlandaise en rejoignant un lectorat en dehors de la terre natale. Selon The New Yorker, l’écrivaine inuite s’affirme avec ce premier livre comme la «nouvelle étoile du Nord».


Niviaq Korneliussen est la première auteure groenlandaise que je lis. À en croire la préface, ils ne sont pas nombreux à être lus en dehors du Groenland non plus. Sa façon moderne d'écrire et ses thèmes se distinguent de ses prédécesseurs. C'est probablement ce qui explique son grand succès en partie.

Homo Sapienne est divisé en cinq parties distinctes et chacune d'elle porte la voix d'un personnage. Cependant, nous recroisons les personnages dans les parties des autres. Ils habitent tous la ville de Nuuk. Comme sa population est limitée, les personnages se connaissent tous ou, du moins, sont reliés entre eux d'une quelconque façon. Fia, Arnaq, Ivik, Inuk et Sara sont jeunes, amoureux et épris de liberté mais aussi, résignés. Ils forment une génération qui se cherche. Ils se cherchent une identité propre, une identité sexuelle et/ou de genre et une identité en tant que Groenlandais. En attendant, ils fêtent, ils boivent et ils couchent ensemble !

J'ai beaucoup aimé que les voix soient différentes les unes des autres. L'écriture est aussi fluide et crue. Elle est parsemée de phrases anglaises ainsi que de termes d'une langue Inuit du Groenland (toujours traduits évidemment). Ce mélange représente parfaitement cette génération qui s'ouvre sur le monde avec l'anglais mais qui conserve aussi la langue de leurs ancêtres. Je comprends tout à fait que ce roman ait fait tout un tabac là-bas. Toute une génération s'est retrouvée dans ce roman. Et même si je n'ai rien d'une Groenlandaise, j'ai adoré aussi !

Homo Sapienne - Niviaq Korneliussen
Éditions La Peuplade 2017
232 pages

mardi 2 janvier 2018

Stranger Things la suite

Je fais partie des gens qui ont dévoré la première saison de Stranger Things offerte sur Netflix. Je vous en avais parlé l'année dernière ici. J'avais eu un gros coup de coeur pour cette ambiance, ces personnages géniaux (surtout Eleven) et le flashback dans les années 80. J'attendais donc avec impatience la sortie de la deuxième saison. J'avais hâte mais j'avais aussi un peu peur d'être déçue. 

Dès que j'ai revu le générique, une excitation s'est fait sentir. Quel beau générique digne des eighties ! Les références aux films et romans d'épouvante des années 80 sont toujours bien présentes. J'ai donc enfilé les trois premiers épisodes. Mais passé le plaisir de retrouver les personnages, j'étais malheureusement nettement moins emballée par ce début de saison. L'esthétisme était toujours au rendez-vous mais le scénario n'était pas aussi entraînant. 

Vers le milieu, deux ou trois épisodes s'élevaient un peu au-dessus des autres pour mon plus grand plaisir. Puis, un épisode est venu assombrir le tout soit le septième, celui consacré à la soeur d'Eleven. Heureusement, les deux derniers valent vraiment le coup. Le dernier épisode, d'une durée exceptionnelle d'une heure, est le meilleur de tous ! Dès qu'il se termine avec la scène du Snow Ball que j'ai vu comme une référence à Carrie, on regrette que ce soit fini. Alors pour les producteurs et les réalisateurs, c'est mission accomplie, nous avons envie de voir une suite ! Et ils nous l'ont promis. Plein de questions n'ont pas trouvé leurs réponses dans cette saison.

Au final, mon appréciation de cette deuxième saison a été en montagnes russe, remplie de hauts et de bas. Mais peu importe, je regarderai la troisième saison, c'est certain !